Billet d’humeur – vacances 2022

Mes vacances se terminent et j’avais envie d’écrire un billet un peu différent aujourd’hui.

Pas de recettes, ni d’articles « santé-lifestyle ». Juste envie de partager l’humeur du moment.

Retour sur ces 2 semaines de congés

Ces 2 dernières semaines sont passées vite finalement. J’ai eu, tout d’abord, 1 semaine avec ma fille pendant laquelle nous avons pris notre temps, profité de la piscine et fait quelques activités ensemble (avec une visite du Parc du Cosmos qu’elle a adoré – elle s’est prise de passion pour l’astronomie !).

Visite du Parc du Cosmos avec session planétarium

Puis nous avons eu 1 semaine de vacances en famille dont 4 jours passés en Lozère au plus près de la nature. Qu’est-ce que cela fait du bien ! Bon, il faut se l’avouer : dormir en tente n’est pas toujours super confortable mais être au bord du Tarn, se lever au petit jour avec un paysage ressourçant et passer ses journées à l’extérieur du matin au soir, ça fait son petit effet (ah, se connecter à la nature) ! En 4 jours, on a réussi à découvrir une belle cascade (et on a même osé sortir du sentier balisé pour aller s’y baigner – promis on a fait attention en escaladant les gros rochers !), on a fait une ballade en canoë (avec un petit coup de soleil sur les jambes pour bibi comme à chaque fois…) et on a fini avec une petite sortie pédalo pour faire plaisir à Ana. C’était court mais suffisant pour se recharger. Et j’avoue que l’on était bien, au frais dans les Cévennes, en cette période de canicule.

Cascade de Rûnes

Ma réflexion de ces vacances

J’ai pas mal réfléchi pendant ces vacances à notre relation avec le travail en général. J’ai pris de la hauteur 😂 . Cette réflexion m’est venu car je n’ai pas déconnecté du boulot la première semaine mais j’ai décidé de me plier à l’exercice de déconnexion totale en ne lisant pas mes emails la deuxième semaine.

Et dans le même temps, je suis tombé sur une vidéo sur Linkedin sur le sujet et quelque chose m’a frappé : combien on cherche à cloisonner nos vies pour se « préserver ». On scinde notre quotidien entre la vie pro et la vie perso…

On cherche à tout séparer, à tout catégoriser. On bosse à fond sans ralentir jusqu’à attendre les vacances pour enfin profiter et tout couper, déconnecter complètement. Mais j’en arrive à me demander si ce fonctionnement n’est pas plus préjudiciable pour notre santé mentale.

Parce qu’en fait, nous n’avons qu’une vie : la nôtre, non ?

Parce que se reconnecter après une coupure de 2 à 3 semaines, bonjour la galère pour se remettre à jour !

Parce qu’espérer chaque jour que je n’aurai pas une surprise en rentrant, merci le stress.

Est-ce que, finalement, il ne serait pas plus intéressant de faire des mini déconnexions dans la journée pour reposer son cerveau, tout en se laissant le droit de consulter ses emails et de répondre à quelques collègues ?

Est-ce que baisser la pression (que l’on se met tout.e seul.e très souvent) n’aurait pas plus de bénéfice et ne permettrait pas de tenir la distance plus facilement ?

Mon mari, par exemple, ne déconnecte pas pendant les vacances. Mais il prend les choses avec beaucoup de recul. Il ne cloisonne pas : il sait profiter de notre fille et de la maison en semaine. Il arrive à avoir un rythme différent, plus découpé dans la journée. Il rentre plus tôt le soir mais peut travailler une fois notre fille au lit. Il lui arrive aussi parfois de se poser devant son PC le week-end quand une idée lui vient pendant 1h (ou de nous emmener avec lui quand l’alarme sonne au bureau pour vérifier un réglage – oui c’est du vécu !). Il prend tout cela avec une certaine philosophie. En clair, il se prend beaucoup moins la tête (malgré son niveau d’exigence !). Alors oui parfois, dans des moments de lancement de projet, il est quand même plus « stressé » et peut bosser non-stop. Mais le reste du temps, il arrive à faire la part des choses tout en restant « connecté ». Il m’étonne à chaque fois. Et attention, ça ne l’empêche pas de faire du super bon boulot et d’être apprécié de son employeur. Bien au contraire !

Alors est-ce qu’il ne faudrait pas apprendre à profiter de la vie à chaque fois que cela est possible ? Est-ce qu’il ne faudrait pas provoquer plus de petits moments de bonheur au cours de la semaine et ne plus attendre les jours de « repos » pour kiffer sa vie ?

Parce qu’au final, le risque est d’attendre ses vacances comme une sorte de délivrance ! En pensant ainsi on crée deux biais : premièrement, on considère son job comme une prison (moi aussi je ne travaille pas pour la gloire, mais j’aime contribuer à un projet qui a du sens pour moi et qui me permet de m’épanouir) et deuxièmement, on crée alors une pression supplémentaire : il faut que nos vacances soient parfaites pour contrebalancer cette attente interminable. Il faut qu’elles soient reposantes mais aussi productives, instragrammables, « facebookables », époustouflantes, les adjectifs sont nombreux… C’est pernicieux, non ? Mais alors quand est-ce que l’on se fout la paix ?

Bien sûr comme tout, ce n’est pas tout blanc ou tout noir et cela ne s’applique pas pour tous les jobs évidemment. Mais après avoir vécu un burnout il y a quelques années, il me semble important de repenser notre relation au travail et notre façon de le vivre au quotidien. Je n’ai pas la réponse à toutes ces questions et je ne suis pas sûre qu’il existe une vérité universelle. Mais je pense qu’il est intéressant de remettre en question nos schémas de croyance de temps en temps.

Et vous, vous en pensez quoi ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire !

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